Volume 1, issue 1
Fall/Winter 2004
Introduction
InSight, In Focus: Observations Arising from the Inaugural Canadian National Students' Conference in International Development Studiesby Geoffrey Cameron & Sam Grey
ABSTRACT - "InSight," the inaugural Canadian National Students' Conference in International Development Studies, was convened in June 2004 as a forum for undergraduate students to collectively reflect upon their complex, fluid, and rapidly-growing field of study. As the synthesis of the observations and reflections of the students at InSight, this paper lends an undergraduate voice to recent reviews of the condition of International Development Studies (IDS) in Canada. While IDS exists in multifarious incarnations at universities across Canada, this paper provides a much-needed articulation of perceptions, motivations, problems, and values that can be found in IDS undergraduates from coast to coast. The authors of this paper have sought, as did the "InSight" Conference itself, to honour the idealism, creativity, and energy of those students drawn to a field of study located at the periphery of the academic world.
RÉSUMÉ – Juin 2004 a vu l’inauguration de « InSight », la Conférence nationale canadienne pour étudiants sur les Études du développement international, un forum permettant aux étudiants de premier cycle de réfléchir collectivement sur un domaine complexe, fluide, et en pleine croissance. Cette présente publication, en tant que synthèse des observations et des réflexions faites à « InSight », ajoute la perspective d’étudiants de premier cycle aux évaluations récentes de l’état des Études du développement international au Canada. Ce programme d’études existe sous différents avatars dans de nombreuses universités à travers le pays, et cette revue fournit une articulation nécessaire des perceptions, motivations, problèmes et valeurs qui peuvent se trouver chez des étudiants de premier cycle en développement international venant de part et d’autre du Canada. Les auteurs de cette publication, dans le même esprit de la Conférence, ont cherché à honorer l’idéalisme, la créativité, et l’énergie de l’élève qui est attiré vers un domaine situé en périphérie du monde académique.
Articles
Development as Resistance: An Examination of the Impact of Development on Globalization
by Honor Brabazon
ABSTRACT - While most research about globalization and development has focused on the impact of globalization on development, this paper considers the impact of development on globalization (understood to be a tool of American hegemony). The paper uses a Gramscian analysis as the theoretical basis for understanding both hegemony and counter-hegemony. Focusing primarily on case study of Kerala (including field research), with reference and comparison to case studies of Porto Alegre and Chiapas, the paper suggests that communities around the world are using a particular form of participatory/democratic development as a tool of resistance against the negative effects of globalization and, by extension, American hegemony. The paper ultimately suggests that these alternative forms of development may constitute the 'concrete alternative' that those opposed to globalization are often criticized for not providing.
RÉSUMÉ – Alors que la plupart des recherches sur la mondialisation et le développement ont été axées sur l’impact de la mondialisation sur le développement, cet article considère plutôt l’impact du développement sur la mondialisation (entendu comme un outil de l’hégémonie étasunienne). L’article emploie une analyse gramscienne comme base théorique pour comprendre tant l’hégémonie que sa réaction. En employant les exemples contemporains de Kerala, de Porto Alegre et du Chiapas (aussi bien que le travail de terrain de Kerala), l’article suggère que des communautés autour du monde utilisent une forme particulière de développement basée sur la démocratie participative comme moyen de résistance face aux effets négatifs de la mondialisation, et, par extension, de l’hégémonie étasunienne. L’article suggère finalement que ces formes alternatives de développement puissent constituer les alternatives concrètes dont les opposants à la mondialisation sont souvent critiqués de faire défaut.
Reconstruction of Urban Space: Urban Agriculture
Initiatives in Toronto and Kampala
by Jessica Dobyns
ABSTRACT - Rapid urbanization currently occurring in both the global South and global North requires a significant shift in agricultural systems in order to supply the growing number of people distanced from rural food production. One could argue that this urbanization necessitates technological agriculture practices such as large-scale, monocropped, and mechanized systems in order to service the new majority of urban consumers versus the previous majority of rural producers. In North America, shifts toward large scale, mechanized agriculture have increased this distance between urban and rural settings as food becomes less local and more global (Corbett & Corbett, 2000). Yet global agricultural markets and sufficient production levels do not necessarily translate into true food security for either urban or rural residents. Food insecurity is both chronic and systemic and must be addressed if urbanization is to lead to sustainable and equitable urban development. Connecting food, security and environments, Urban Agriculture (UA), has the potential to be a powerful tool for food security in both the global North and the global South, making it a salient issue for comparative analyses of development.
RÉSUMÉ – L’urbanisation rapide ayant lieu actuellement dans le Sud global et le Nord global requiert un changement signifiant dans les systèmes agricoles pour pouvoir supporter le nombre croissant de personnes éloignées de la production alimentaire rurale. On pourrait argumenter que cette urbanisation nécessite des pratiques agricoles technologiques telles que la mono-récolte et les systèmes mécanisés à large–échelle pour pouvoir desservir la nouvelle majorité de consommateurs urbains versus la majorité précédente de producteurs ruraux. En Amérique du Nord le changement vers l’agriculture mécanisée à grande–échelle a augmenté la distance entre les cadres urbains et ruraux, et l’alimentation devient moins locale et plus globale (Corbett & Corbett, 2000). Cependant des marchés agricoles globaux et des niveaux de production suffisants ne se traduisent pas nécessairement en vraie sécurité alimentaire pour les résidents urbains et ruraux. La sécurité alimentaire est et chronique et systémique et doit être adressée si l’urbanisation doit mener à un développement urbain soutenable et équitable. Alliant l’alimentation, la sécurité et l’environnement, l’Agriculture Urbaine (AU), a le potentiel d’être un outil puissant vers la sécurité alimentaire aussi bien dans le Nord que dans le Sud, la rendant une question saillante pour les analyses comparatives de développement.
Critiquing Sustainable Development: A Meaningful Way of Mediating the Development Impasse?
by Hilary Hove
ABSTRACT - Sustainable development is a concept that was popularized during the 1990s into mainstream development circles, prescribing that we must "meet the needs of current generations without compromising the needs of future generations." Initially this line of thought was seen as a breakthrough; finally, it seemed that world leaders and development experts were attempting to atone for the negative side effects that unbridled economic growth unleashes. While sustainable development had the potential to become the basis on which further positive economic and environmental reforms were introduced worldwide, it has in fact served to further justify and reinforce the very paradigm that it initially sought to deconstruct. Unfortunately, sustainable development has become more of a catch phrase than a revolution of thought, and employing its use has simply fueled the interests of advocates of exponential economic growth, undermining environmental reforms. This essay examines the shortcomings of this approach, and suggests ways that it might be rectified.
RÉSUMÉ – Le développement durable est un concept qui fut popularisé, durant les années 1990, à l’intérieur des principaux cercles de développement. Ce concept prescrit que nous devons “satisfaire les besoins des générations présentes sans compromettre les besoins de générations futures.” Au commencement, cette idée était perçue comme innovatrice. Enfin, il semblait que les dirigeants politiques mondiaux et les experts en développement essayaient de réparer les effets secondaires néfastes que le développement économique permet. Malgré que le développement durable eut le potentiel de devenir la base sur laquelle de nouvelles réformes économiques et environnementales fussent introduites mondialement, il a, en vérité, servi à justifier et renforcer davantage le modèle même qu’il tentait initialement de déconstruire. Malheureusement, le développement durable est devenu plutôt un cliché qu’une révolution de pensée. Son usage a simplement appuyé les intérêts des partisans de la croissance économique exponentielle, tout en abîmant les réformes environnementales. Cet essai examine les points faibles de cette approche et suggère des méthodes pouvant la rectifiée.
Subsistence and Control: The Persistence of the Peasantry in the Developing World
by Heather Johnson
ABSTRACT - Depeasantization, measured through rates of urbanization, is defined as the erosion of an agrarian way of life that combines subsistence and commodity agricultural production with an internal social organization based on family labour and village community settlement (Bryceson, 1999, p. 175). It is a theory that is contested, with disappearance and permanence theses. Beyond this, the role of depeasantization within the development process as representative of modernization or of marginalization is also disputed. This is particularly prevalent on the continent of Africa. If the peasantry is a unit engaged in a form of production based solely on agriculture, depeasantization is occurring. If seen as a population whose form of production is by subsistence while retaining some control over the means of production, however, the peasantry still exists as evidence of the continuing failure of the development project.
RÉSUMÉ – La dépaysanisation, mesurée par les taux d’urbanisation, est définie comme étant l’érosion d’un mode de vie agrairien qui combine la subsistance et la production agricole de commodités avec une organisation sociale interne basée sur la main d’oeuvre familiale et l’établissement de la communauté villageoise (Bryceson, 1999, p. 175). C’est une théorie contestée. La destruction du paysannat est contestée entre les thèses de disparition et de permanence. Au-delà de cela, le rôle de la dépaysanisation à l’intérieur du procès de développement comme représentatif de la modernisation ou de la marginalisation est aussi disputé. Ceci est particulièrement courant sur le continent Africain. Si la paysannerie est une unité engagée dans une forme de production basée uniquement sur l’agriculture, la dépaysanisation se déroule. Si vue comme une population dont la forme de production est par subsistance et retient quelque contrôle sur les moyens de production, par contre, la paysannerie existe toujours comme témoignage de la faillite continue du projet de développement.
Rwanda's Arusha Accords: A Missed Opportunity
by Lindsay Scorgie
ABSTRACT - The Arusha Accords - signed on August 3, 1993 by Rwanda's two warring factions, the Government of Rwanda (GoR) and the Rwandan Patriotic Front (RPF) - are an extraordinary testament to the fact that even the most well-crafted negotiation cannot be considered an accomplishment until implemented. Indeed, despite ostensibly ending Rwanda's three year civil war, the fastest and most systematic genocide the world has ever seen took place just nine months after the Accords were signed. Thus this paper will look at the specific factors of the Arusha negotiations that helped to create an environment conducive to implementation failure. Through examining specific bargaining tactics that were employed throughout the Arusha process, this paper comes to the conclusion that the Arusha Accords were very much a missed opportunity - there was the potential for the negotiations to truly succeed and establish a lasting peace for Rwanda.
RÉSUMÉ – Les accords Arusha, signés le 3 août 1993 par les deux partis rwandais opposés; soit le gouvernement du Rwanda (GdR) et le Front patriotique rwandais (FPR), sont des témoins extraordinaires du fait que même les négociations les mieux organisées ne peuvent pas porter la mention ‘accomplie’ tant qu’elles n’ont pas fait leurs preuves. En effet, malgré une soit-disant fin, la guerre civile du Rwanda qui dura trois ans et qui fut le génocide le plus rapide et efficace que le monde ait jamais vu, a eu lieu à peine neuf mois après la signature de ces accords. Cet article traitera donc des facteurs particuliers des négociations Arusha qui ont contribué à la création d’un environnement propice à l’échec de l’implantation. En examinant les méthodes précises de négociation employées durant les procédures Arusha, cet article en vient à la conclusion que les accords Arusha ont été une occasion manquée. Les négociations possédaient réellement le potentiel de réussite d’établissement d’une paix durable au Rwanda.
